Plasticité du rêve

Dans son essai La Créativité onirique (1974), la psychologue américaine Patricia Garfield défend l’idée d’une certaine “plasticité” du rêve : selon elle, nos songes sont en bonne partie modelés par notre vision du monde, par nos croyances et notamment par la théorie du rêve à laquelle nous souscrivons. Ainsi, une personne ayant une vision freudienne du rêve ou suivant une psychanalyse freudienne aura des rêves de type freudien, une personne ayant une vision jungienne du rêve aura des rêves jungiens…

Le rêve serait donc comme un outil au service de l’individu : adoptant la grammaire de notre vision du monde, il irait chercher, durant notre sommeil, des expériences, des sensations, des émotions, des messages…

Dans la Grèce antique par exemple, les malades incurables pouvaient se rendre dans un temple d’Asclépios, dieu de la médecine, pour y dormir… Au réveil, ils devaient raconter leur rêve aux prêtres. Un diagnostic et un remède en étaient généralement déduits.

Cette technique dite de “l’incubation” a traversé les âges et s’est en quelque sorte laïcisée : vous pouvez, en vous couchant, au moment de la détente qui précède l’endormissement complet, exprimer le désir ou la demande que votre rêve vous apporte ce dont vous avez besoin – une solution à votre problème, une idée, un souvenir, une expérience particulière… En persévérant un peu, il est possible d’instaurer ce dialogue créatif avec soi-même en quelques jours ou en quelques semaines.

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