Privation de sommeil

(n’oubliez pas de cliquer directement surPhysiologie du rêve‘ pour lire, préalablement à ce qui suit, tout ce qui concerne les cycles du sommeil…)

EFFETS DE LA PRIVATION DE SOMMEIL

Pour définir l’utilité biologique du sommeil, et du rêve en particulier, les scientifiques se sont d’abord penchés sur les effets de la privation.

1. La privation de sommeil entraîne la fatigue.

  • 1ère conclusion : le sommeil, en particulier le sommeil profond, permet de récupérer de la fatigue physique, favorise la régénération notamment des défenses immunitaires.

2. La privation spécifique de sommeil paradoxal provoque l’irritabilité, des pertes de mémoire, occasionne un manque de concentration, de l’anxiété mais aussi des troubles dans la coordination motrice et l’équilibre. Elle peut même entraîner des troubles du comportement et des hallucinations.

3. La privation de sommeil paradoxal une nuit est compensée par un allongement de la durée de ce sommeil les nuits suivantes. Si le sommeil paradoxal est empêché sur plusieurs nuits, il peut même se produire en conséquence durant l’éveil comme pour pallier un manque.

4 . La privation de sommeil paradoxal systématique (notamment s’il est dû à un dérèglement ou dysfonctionnement physiologique, un trauma…) engendre de tels troubles (énumérés ci-dessus en 2.) qu’ils mettent la vie de l’individu affecté en danger.

  • 2ème conclusion : le sommeil paradoxal permet l’accomplissement d’une fonction aux implications vitales. Les hypothèses les plus sérieuses sont qu’il est le cadre d’une récupération vis-à-vis de la fatigue psychologique, d’une consolidation de la mémoire et d’une organisation ou réorganisation de la connaissance.

5. MAIS paradoxe troublant : le somnifère, aujourd’hui abondamment utilisé, provoque un sommeil artificiel dont la part dite « paradoxale » disparaît. Le sommeil sous somnifère est donc quasi strictement un sommeil profond. On n’a jamais constaté ni de troubles fonctionnels ni de décès dus à une prise régulière de somnifère…

NB : C’est même un moyen de traiter provisoirement la dépression. En effet, les sujets dépressifs voient leur temps de sommeil paradoxal s’allonger au-delà de la normale, survenir plus tôt après l’endormissement et s’accompagner de mouvements oculaires plus intenses (le sommeil profond diminuant quant à lui considérablement). Priver un temps ces sujets de sommeil paradoxal est une façon de les extraire peu à peu de leur état dépressif (!).

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